Nature Rédemptrice

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 le vent m'a contée...

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Miyawna
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MessageSujet: le vent m'a contée...   Lun 29 Mai - 17:22

un barde itinérant parcourt le monde d'auberge en auberge, il y chante ses chansons et quand il est las de chanter et son public parti, il s'assied à une table pour retoucher un manuscrit. Un soir il s'arrête à l'auberge de la forte bière à Thelsamar, au matin il repart mais sur la table il a oublié son manuscrit...

Elune seule sait pourquoi, quand, et si tout cela avait un but.
Fillette tu hantes mes rêves, où as tu disparu? pourquoi ton histoire résonne en moi? Quoi qu'il en soit je la raconterai, je te le promets fillette.


Une famille de kaldoreis parcourait les routes de Teldrassil, un modeste chariot tiré par un tigre , portait un couple et leur enfant à l'arrière.
Ils esperaient faire des affaires et pouvoir améliorer un peu leur quotidien, à l'arrière la petite fille chantait en regardant la route glisser sous ses pieds qu'elle laissait pendre du chariot. La fillette avait une belle chevelure d'un bleu profond comme le ciel d'une nuit d'été, les étoiles qui manquaient au ciel de ses cheveux brillaient dans ses yeux. Elle était le portrait de sa mère et faisait le bonheur de son père, ses sourires illuminaient le coeur de ceux qui la voyaient. Une famille heureuse, un joyeux trio qui avançait sur le chemin.
Soudain, le sifflement d'une flèche, le feulement du tigre qui les tractait, un grognement, le bruit sourd du corps de la bête qui s'effondre au sol, la fillette se retourne et commence à escalader le chariot pour rejoindre ses parents mais un cri la stoppe, son père lui ordonne de se cacher alors elle se blottit au fond du chariot sous une bache et n'en bouge plus. Elle a peur, elle ferme fort les yeux mais elle entend, le sifflement des flèches, un grognement, les cris de ses parents, des coups, un corps qui tombe, deux, trois, le silence...
Non, pas le silence, des pas, des pas s'approchent du chariot, elle retient son souffle, des mains fouillent le chariot, soulèvent la bache, elle garde les yeux fermés, elle se dit que si elle ne le voit pas il ne peut pas la voir.
Mais il la voit, et elle n'y tient plus et ouvre les yeux, peut être que c'est son père... ou sa mère.., elle ouvre donc les yeux et voit un poing lui arriver dessus, un choc à la machoire, douleur, noir...

La fillette revient à elle, elle est toujours dans le noir, elle n'arrive pas à ouvrir les yeux, chaque tentative lui donne l'impression que son visage se déchire. Elle porte ses mains à son visage et rencontre des bandages. Le tonnerre gronde, non c'est une voix, aussi grave et menaçante que le tonnerre " touche pas", elle retire vivement ses mains éffrayée par cette voix. Mais la curiosité est forte, la douleur aussi, ça tire, ça brûle... Elle reporte ses mains à son visage mais la voix tonne à nouveau: " touche pas j'te dis!" et une claque s'abat sur une de ses mains. Résignée la fillette ne bouge plus, elle ose à peine respirer.

La voix tonne à nouveau, la filette frémit.

_ " tu te souviens de ce qu'il s'est passé?"
_ la fillette réflechit un instant " euh.. non... où sont papa et maman? Papa? Maman?"
_ "sont morts", le tonnerre annonce ça froidement, sans précaution.

A tel point que la fillette ne réalise pas la teneur du message et appelle toujours:
_"papa? maman?"
_" sont morts j'te dis! pas là! plus là, plus jamais là te fatigues pas à appeller. T'as de la famille à part eux?"

La fillette ne peut contenir le tremblement de son menton.
_"sais pas"
_" comment ça tu sais pas? ils ont des parents tes parents?"
_"sais pas"
_" arrete de dire que tu sais pas ils en ont ou pas y'a pas de "sais pas" !! tu as des oncles des tantes?"
_ ...
_ " ben réponds"
_" sais p..."
_" je veux plus t'entendre dire que tu sais pas! t'es idiote ou quoi?"
_...

Le tonnerre soupire, la fillette pleure, il lui fait peur, elle a mal, et même pleurer lui fait mal.
_"Bon, voilà une bête vous a attaqués, elle a tué tes parents et elle allait te manger mais je suis arrivé avec mon tigre, on a tué la bête mais mon tigre est mort, toi je t'ai ramenée chez moi, t'as une question?"

La fillette fait non de la tête, trop mal pour penser, trop triste pour arreter de pleurer, trop mal pour pleurer, trop de pensées pour parler...la tête lui tourne, elle a froid, elle transpire, le noir à nouveau.
Quand elle revient à elle, elle sait qu'elle est toujours au même endroit, la douleur sur son visage est toujours là, et cette odeur de bois pourri et de feu de bois, elle entend aussi le souffle du tonnerre...
Elle passera quelques jours dans le noir, un matin elle entendra le tonnerre parler avec une voix féminine, il lui dit qu'il a recueilli la petite et qu'il s'en occupera, l'autre voix semble satisfaite et s'en va. La fillette passera la plus part de son temps assise devant la cabanne qui leur sert de refuge en attendant que son visage guérisse. Parfois elle sent la brise fraiche lui caresser le visage pour la soulager, mais Tonnerre dit qu'elle affabule que la brise ne peut pas passer à travers ses bandages, pourtant elle, elle la sent bien.
Enfin le jour de retirer ses bandage arrive, Tonnerre les enlève, elle peut enfin ouvrir les yeux. Elle est dans la cabanne, une simple pièce, un lit, une cheminée, devant la cheminée la couverture sur laquelle elle dort, un tabouret qui sert de table, pas grand chose en fait. Elle regarde Tonnerre, c'est un kaldorei, il est grand et son visage est aussi dur et terrifiant que sa voix, ses cheveux sont d'un vert sale, emmellés, il la fixe en fronçant les sourcils, est-il faché ou bien est-ce son attitude normale?

_" t'auras des cicatrices mais visiblement tes yeux ont rien, bah t'en sors bien tu pourras chasser"
_"chasser?"
_" bah oui tu crois que je vais nourrir une feignasse? j'te rappelle qu'j'ai perdu mon tigre moi tu vas devoir m'aider"
_" euh mais je..."
_"tu quoi? tu veux pas m'aider? alors que je t'ai sauvé la vie?"
_" sisi mais je sais pas chasser moi"
_" bah t'apprendras tu crois qu'ils font comment les autres?"
_" qui?"

Tonnerre soupire, il se demande s'il a bien fait. La fillette baisse la tête, disparaissant sous la masse de ses cheveux.


Dernière édition par le Ven 9 Juin - 6:48, édité 1 fois
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Miyawna
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MessageSujet: Re: le vent m'a contée...   Ven 9 Juin - 6:41

Les leçons commencèrent donc. Le tonnerre essaya d'abord d'apprendre à la fillette à manier l'arc, mais le seul arc qu'il possédait était taillé pour lui, la fillette avait des bras trop menus pour réussir à le bander et quand elle y parvennait elle se blessait les doigts en lachant la corde.
L'arc fut donc reservé à son seul propriétaire, la fillette eut un baton, le tonnerre lui expliqua qu'elle devait assomer ses proies avec et l'envoya chasser seule pour apprendre. Il lui donna pour seule consigne de rapporter assez à manger pour eux deux:

_ « C'est pas compliqué, tu mangeras ce que je laisserai alors apporte assez de nourriture pour me rassasier sinon tu te coucheras sans manger. »
_ « Mais... et si je ne trouve rien? »
_ « Si tu trouves rien ça va mal aller!! arretes de trainer et de poser des questions stupides et rapportes à manger!! »

La fillette fila sans tarder, elle n'aimait pas quand le tonnerre se mettait à gronder, il n'avait jamais frappé mais elle devinait qu'il devait faire mal, elle ne voulait pas en avoir la certitude.
Les proies ont beau ne pas manquer à Sombrevallon, la fillette les laissa toutes échapper, et c'est bredouille qu'elle rentra le premier soir. Le tonnerre gronda beaucoup, il cria, vociféra, puis sortit de la viande séchée d'une sorte de garde manger sous son lit. La fillette le regarda manger et quand il rangea les reste de sa viande dans le garde manger elle osa demander:

_ « Et moi?.. »
_ « Toi quoi? »
_ « Euh... Je peux en avoir un peu? J'ai faim. »
_ « Fallait rapporter à manger! Je ne vais pas nourrir plus longtemps une feignante! Chasse et tu mangeras! Maintenant laisse moi dormir et fais en autant, demain tu repars à la chasse. »

La fillette se coucha donc sans manger le premier soir, le second aussi, le troisième aussi car le maigre lapereau qu'elle rapporta ne rassasia même pas le tonnerre.
Puis elle réussi à rapporter plus de nourriture, elle ne mangeait toujours pas à sa faim mais elle ne jeûnait plus.

Un jour elle essayait d'approcher discrètement une biche mais celle-ci semblait sentir sa présence et toujours s'éloigner lentement. La fillette aurait voulu que quelque chose puisse retenir la biche, elle avait tellement faim, cette proie ferait pour une fois un repas convenable pour deux.
Elle fixait la biche en serrant son baton, si seulement elle arretait de s'éloigner...
Soudain la biche se mit à se débattre, elle était clouée sur place, la fillette étonnée vit que les pattes de la biche étaient prises dans des racines, elle profita de cette chance et bondit sur la biche, lui donnant un grand coup de baton. Elle frappa fort pour que l'animal n'aie pas le temps de souffrir, quand la biche s'écroula les racines avaient disparu, mais la fillette trop heureuse de sa prise n'y fit pas attention et emporta l'animal.

Elle s'attendait à des félicitations mais le tonnerre ne semblait pas enclin à les pronnoncer. Il était certes impréssionné par la prise de la fillette mais n'en dit rien, il se contenta de râler parce que la cuisson du diner se faisait longue et qu'il avait faim.
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Miyawna
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MessageSujet: Re: le vent m'a contée...   Ven 9 Juin - 6:44

Au cours de ses journées de chasse la fillette prennait le temps de se reposer au pied d'un arbre, elle s'asseyait, adossée contre le tronc et fermait les yeux, s'imprégnant des odeurs et des sons, elle écoutait la forêt, l'arbre la lui racontait. Bien sur quand elle avait dit ça au tonnerre il s'était moqué et lui avait dit d'arreter de perdre son temps.

Ce jour là elle est assise, adossée contre son arbre préféré, sa petite main posée sur la racine comme serrant la main d'un ami, les yeux fermés elle écoute.
Quelqu'un approche et elle ouvre les yeux, elle croit d'abord qu'il s'agit de tonnerre, la même stature imposante, son coeur fait un bond. Mais ce n'est pas lui, quelque chose émane de cet inconnu qui la rassure, peut être son odeur semblable à celle de la mousse sur les arbres, peut être son regard doux et bienveillant.
Il s'aproche et la fillette toujours assise doit lever les yeux pour garder le regard sur son visage.
Il lui sourit doucement, ses yeux se posent un instant sur la main de la fillette serrée sur la racine et son sourire s'élargit encore, illuminant son visage.

_ « Bonjour. » Sa voix est grave mais chaleureuse, elle inspire confiance.
_ « Bonjour. » La fillette est un peu intimidée, elle a noté le regard et pense qu'il va se moquer d'elle comme le tonnerre.
Mais il ne se moque pas, il s'assied avec elle au pied de l'arbre.
_ « Je m'appelle Mardant Strongoak et toi? »
_ « Je suis ... »
*une note dans la marge: filette pourquoi me tais tu ton nom? Tu as peur je le sens... pourquoi? De qui? *

_ « Je suis un druide tu sais ce que c'est? »
La fillette fait non de la tête.
_ « Je sais canaliser le pouvoir de la Nature, elle m'offre le don d'utiliser sa colère pour attaquer ou sa générosité pour soigner. Elle me permet de prendre la forme de certaines de ses créatures pour être plus fort, plus discret, plus rapide. Tu aimerais pouvoir faire ça?»
_ « Oh oui, j'aimerais. »
_ « Tu écoutes souvent les arbres? »
La fillette par réflexe retire sa main de la racine, et regarde le druide, un peu inquiète, pensant qu'il va se moquer. Mais il ne se moque pas, il sourit et poursuit.
_ « Peu de personnes savent écouter, même parmis les druides, les arbres ne parlent pas à tous, mais toi ils t'aiment beaucoup. »
_ « Ah bon? Comment vous savez ça? »
_ « Ils me l'ont dit, ils m'ont parlé de toi, c'est pour ça que je suis venu te voir. Je t'apprendrai à utiliser ce don qui est en toi, tu veux? »
_ « En moi? Vraiment? Je peux? Vous m'apprendrez? »

Le druide hoche la tête à chaque question, souriant toujours et la fillette s'illumine d'un sourire et accèpte toute joyeuse.
Ils conviennent d'un rendez vous le lendemain et elle repart vite à la chasse pour rentrer vite et raconter tout ça au tonnerre.

Les parois fragiles de la cabanne ont tremblé ce soir là, le tonnerre hurlait, la fillette assise parterre, tête basse, attendait la fin de la tempete, non seulement il ne s'était pas réjouit de la rencontre de la journée, mais en plus il lui interdisait de revoir ce druide.

_ « D'accord je... je lui dirai demain que je ne peux pas... »

Elle ne finit pas sa phrase, deux énormes mains viennent de la saisir aux bras et l'ont soulevée du sol pour la secouer.

_ « Tu n'iras pas! Jamais tu m'entends? Tu n'y retournes pas tu chasses et tu rentres! Tu ne parles plus à personne!! »

La fillette gémit, terrorisée, ses bras lui font mal, elle voudrait lui dire qu'il serre trop fort mais elle a le souffle coupé. Il a du prendre son gémissement pour un oui, voilà le sol de nouveau sous elle, il est revenu plutôt brutalement d'ailleurs, ses genoux lui font mal aussi maintenant.
Elle n'ose pas relever la tête, elle reste derrière la protection de ses cheveux bleus. Elle ne l'entend plus, elle ne bouge pas pour autant, elle attend.
C'est seulement quand elle l'entend ronfler sur sa couche qu'elle se glisse à sa place, devant la cheminée et s'endort à son tour.

Le lendemain elle parti chasser et revint sans aller voir le druide. Elle se coucha sans que le tonnerre ne lui ait dit un mot.
Au matin elle fut réveillée par des voix.
Le tonnerre gronde, il semble furieux. Par réflexe la fillette se recroqueville, pusi elle comprend que ce n'est pas sur elle qu'il crie, mais qui alors?
Elle s'approche doucement de la porte de la cabanne, les deux voix viennent de là, devant la porte.
Le druide est là et parle avec le tonnerre.

_ « Vous n'avez pas le droit de la retenir, elle a un énorme potentiel elle fera une grande druide! »
_ « J'ai tout les droits! Cette gosse me doit la vie, sans moi votre grande druide serait au fond d'un estomac alors foutez moi la paix et ne l'approchez plus! »
_ « Lui avoir sauvé la vie ne vous donne pas tous les droits sur elle, elle veut devenir druide laissez la étudier avec moi, ça ne l'empechera pas de chasser. »
_ « Non! Hors de question que vous lui mettiez je sais pas quoi dans l'crâne! Je lui ai interdit de vous revoir! Maintenant disparaissez avant que je m'enerve vraiment! »

Les yeux du druide ont apperçu la fillette dans l'embrasure de la porte. Il s'inquiète de son air craintif.

_ « Tu vas bien? »
_ « Mais oui elle va bien! Viens ici toi! »

La fillette approche, obéissant à la seconde où l'ordre est donné. Le druide remarque immédiatement les bleus sur les bras de la fillette, l'empreinte des mains du tonnerre...
Il pose un regard réprobatteur sur l'elfe qui s'en moque.

_ « Allez laisse nous, druide, on a à faire et la ptite doit aller chasser si elle veut manger ce soir. »

Le tonnerre entre dans la cabanne en poussant la fillette devant lui. Le druide soupire et s'en va, avec la ferme intention de ne pas en rester là.
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