Nature Rédemptrice

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 Darkshire

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Esmeryl
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Date d'inscription : 30/11/2005

MessageSujet: Darkshire   Jeu 1 Déc - 0:30

La jeune elfe s’essuya le nez du revers de la manche et fit une grimace de dégoût au contact du cuir boueux. Elle se pencha vers le cadavre. Un humain. L’étoffe moisie sur le cadavre en décomposition, encore d’un rouge assez vif, trahissait son rang. « Voyons voir ce qu’il vous reste dans les poches messire ». Elle fouilla le corps, quelques pièces de cuivre.

Elle sursauta. Elle l’avait sentie avant de la voir : un autre goule avait surgit dans son dos. Elle laissa l’esprit la panthère prendre possession de son être et lacéra son assaillante. Faisant volte face, elle réalisa alors son erreur, il n’y en avait pas qu’une et à trois contre un, c’était la mort assurée. Reprenant forme elfique elle bondit vers les grille du cimetière.

Elle couru jusqu’au Darkshire et ne s’arrêta que lorsqu’elle était devant l’auberge la main sur le mur, la tête baissée, à bout de souffle et au bord de la nausée. Reprenant une respiration normale peu à peu elle pénétra dans la salle commune et en glissant une pièce d’argent à la fille d’auberge, demanda si il était possible d’avoir un baquet d’eau chaude dans sa chambre. La jeune fille hocha la tête et se dirigea vers le premier.

La jeune druidesse s’assit au coin du feu. Il y avait toujours un peu de monde dans cette taverne, pourtant les gens restaient silencieux, comme rendus muets, incapables de décrire ce qu’ils avaient vu ou ce qu’ils avaient vécu. Elle échangeait des mouvements de tête brefs avec les autres rares elfes, mais jamais de conversation, comme si il était tacite qu’ils n’étaient pas là, qu’ils étaient tous restés à Darnassus et qu’ils n’avaient jamais mis les pieds dans cet endroit maudit.

Un claquement sec. Le bruit d’un volet contre le mur. Le vent s’était levé et elle entendit le tonnerre gronder. Elle jeta un coup d’œil vers la fenêtre, rendue opaque par la crasse. La lumière tremblante de lointains éclairs. Elle entendit le chien de l’aubergiste gémir. « Et c’est les éclairs qui te font peur mon gros... », elle eut un petit rire sarcastique et se leva pour monter dans sa chambre.

Le bain était prêt et elle remercia la jeune femme qui sortait de sa chambre. Elle s’extirpa péniblement de son armure et se glissa dans le baquet d’eau chaude. Au contact de l’eau elle sentit une vive douleur, une brûlure piquante à chaque endroit où elle avait été griffée, mordue, tailladée. Elle se mordit la lèvre avec un léger sourire. Puis lentement la douleur s’apaisa, ses muscles se décontractèrent.

Elle reposa sa tête en arrière. Elle pouvait entendre le bruit de la pluie sur le toit. Elle ferma les yeux. Elle pouvait voir son île balayée par les embruns. Quand elle était gamine elle restait sous le grand arbre de Feathermoon, les yeux vers ses frondaisons et la bouche ouverte pour gober des gouttes de pluie grosses comme des framboises. Ca le faisait rire à lui. Bien sûr, personne ne la croyait. Et puis elle en avait entendu d’autres, lointains, comme celui qui trônait au milieu d’un désert qu’elle n’avait même pas eu l’audace d’imaginer.

Puis il y avait eu celui là. Celui que se mourrait comme la terre qui l’entourait. La corruption s’infiltrant au plus profond de jour en jour, ses racines incapables de s’abreuver à une source d’eau pure. Elle bougea un peu pour sentir l’eau glisser sur sa peau. La corruption dans cet endroit était trop avancée : si elle décidait de suivre son cœur, quand pourrait-elle revoir les cascades de Feralas ?

Elle sentit sa gorge se nouer et réprimant un sanglot, se leva brusquement. L’air de la pièce était irrespirable à cause des vapeurs du bain. Elle se dirigea vers la fenêtre et tenta de l’ouvrir. Coincée... Elle suffoquait. Elle enfila une robe à la hâte et se précipita hors de sa chambre, dévala les escaliers et couru vers la porte. Enfin, de l’air. Il ne pleuvait plus. Le ciel était dégagé et elle pouvait voir quelques étoiles. C’était si rare ici ! Elle remarqua un humain en armure de maille qui la dévisageait. Elle ria de bon cœur. Elle ne devait pas avoir l’air très mondaine, les cheveux mouillés, la robe trempée collée au corps, au milieu de la place du village.

Puis elle vit un elfe courir vers la maison des Carevin. Puis un autre. Puis deux autres, des femmes, plus posées. Elle ouvrit la bouche pour les appeler mais la referma aussi tôt. Que faisaient autant de ses semblables à cet endroit ? Elle frissonna un peu, l’air frais lui rappelant sa robe mouillée. S’emmitouflant dans sa peau de panthère elle si dirigea vers la maison. Elle entendit un elfe s’exclamer « Tout le monde est là ! ». Puis un humain « Bonjour Mornaglar. »

S’approchant plus près elle se fondit dans les ombres. Son ouïe de panthère lui permettait de rester dehors mais d’entendre tout ce qu’il se passait à l’intérieur. Elle s’assit et dressa l’oreille. Ils se présentaient les uns aux autres, certains, elfes, d’autres, humains. Il s’agissait de deux ordres, l’un nommé « Nature Rédemptrice » et l’autre « Renaissance ». Sûrement des groupes de mercenaires, réunis pour former une alliance.

Elle se dressa sur ses pattes, prête à quitter sa cachette quand elle entendit une elfe demander d’un ton légèrement ironique « Mais... c’est quoi la Nature Rédemptrice ? ». Elle se figea, piquée par la même curiosité. Un humain répondit d’un ton assez sec « Enrayer le Fléau et rétablir le Grand Cycle ». L’elfe, qu’elle avait plus tôt identifié comme étant un certain Mornaglar, se racla la gorge et annonça qu’il allait leur raconter une histoire. La panthère reposa son arrière train sur l’herbe mouillée et laissa glisser ses pattes en avant.

L’histoire commence à Auberdine. La corruption galopante dépasse les sentinelles qui décident de faire appel à des renforts, mâles, venus de Darnassus. Mornaglar et son compagnon Ernilthrin en font partie. Un jour Mornaglar est affecté à une mission de reconnaissance vers un village furbolg. Il se rend sur place et s’approche du village faisant preuve de discrétion. Pourtant, alors qu’il est au plus près, un bout de bois mort craque sous ses pieds, alertant tout le village. l est alors submergé par la furie de furbolg et il voit venir la fin de son éternité telle que l’avait annoncé ses semblables. Pourtant il a survécu. Un esprit l’a sauvé. Un esprit de la nature appelé Maeg qui en échange de sa vie lui a demandé de créer cet ordre, la Nature Rédemptrice, afin de réunir tous ceux qui ont un cœur ouvert à la nature.

Le brouillard s’était à nouveau levé et la panthère étira ses muscles frigorifiés. Une humaine posa une question, une histoire de portail. Puis ils commencèrent tous à parler de Titans et de créateurs de monde. La panthère décida d’endurer le froid un peu plus longtemps, comme incapable de se détacher de ces autres mondes, car chaque histoire est un autre monde et chaque monde a son histoire.

Une humaine, qui se faisait appeler Callirhoé, commença à décrire son monde et sa propre histoire et... « Un grand danger menace le Darkshire ! ». La panthère sursauta. Un veilleur s’époumonait, se dirigeant vers l’ouest. La panthère leva la truffe, humant le vent. Le veilleur était déjà loin mais elle l’entendait encore crier. En tournant la tête vers la droite elle remarqua l’agitation des veilleurs restés en poste au village. Une patrouille se formait.

Oubliant ce qu’il se passait dans la maison derrière elle, elle s’élança sur les pavés. L’adrénaline la faisait trembler, ça réchauffait. Elle était en alerte. Elle la sentait, sa cible, droit devant. Les cris du veilleur s’étaient tus mais la forêt criait plus fort. Tout à coup, déchirant la brume, il était devant elle. Elle s’arrêta net, dérapant sur les pavés mouillés. Il était gigantesque, hideux. La patrouille la dépassa et se lança à l’assaut. Le premier veilleur fut balayé du revers d’un bras gros comme un tronc d’arbre. La panthère se coucha, grondant. Les cris étaient assourdissants, ils la clouaient du le sol. Elle n’en pouvait plus. Se lançant avant pour faire taire le vacarme dans sa tête elle se jeta sur l’horreur et planta ses griffes dans la chair morte.
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Mornaglar
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MessageSujet: Re: Darkshire   Jeu 1 Déc - 14:14

La réunion touchait à sa fin. Du bruit résonnait dans le hall sur lequel débouchait l'escalier. Ce n'était peut être pas ce représentant de Renaissance, quelquepeu imbibé d'alcool, qui était revenu pour nous exprimer le fond de ses boyaux. C'était quelques chose de plus léger, de plus subtil, de plus agile.

Mornaglar se releva, et prit congé des Rédempteurs. Une ombre se glissa le long d'un mur, et semblait danser par la magie des bougies. Un doute. Très bref.

"Ce sont des choses communes en Darkshire, hélas. La ville elle même n'est plus que l'ombre de ce qu'elle avait été ..."

Il entendit alors ce hurlement venant des terres gorgées de cadavres. Les veilleurs surgirent alors des brumes pour se précipiter à l'extérieur du village ...

Le druide ferma les yeux un instant, louant la clémence d'Elune, et raccompagna Callirhoé en Goldshire, avant que les décharnés ne puissent la mettre en danger ...

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Esmeryl
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MessageSujet: Re: Darkshire   Dim 11 Déc - 16:10

C’était une histoire de destin. Esmeryl revenait des Paluns où elle avait récupéré l’aéracier pour une arme qui pourrait venir à bout des enchantements des ténèbres. Elle se sentait mieux. La blessure que le Balafré avait laissée sur sa patte ne suintait plus, et l’air de la côte l’avait apaisée. Elle avait entendu un crieur annoncer qu’une foire s’était établie près du Goldshire. C’était sur le chemin et ça ne pouvait pas lui faire de mal. Le Goldshire était plus animé qu’elle ne l’avait jamais vu et les forains curieusement exotiques. Elle se dirigea machinalement vers un stand occupé par un Tauren. Elle lui acheta une friandise et demanda ce qu’il y avait d’intéressant à faire. Le Tauren dévoila une imposante dentition jaunie et pointa en direction d’une tente près de l’entrée. La druidesse acquiesça et se dirigea vers le petit attroupement devant la tente.

Il y avait là un devin. Il se tourna vers elle et la scruta de haut en bas. Il lui annonça qu’il pouvait lui prédire son avenir. Elle sourit légèrement et hocha la tête. Il lui expliqua que d’abord il devrait lui poser quelques questions. La première : qu’aurait-elle fait si elle avait surpris un elfe en train de braconner des hiboux strigids pour nourrir sa famille. Elle répondit qu’elle ne le dénoncerait pas au conseil si il promettait de cesser et de rejoindre les défenseurs d’Auberdine. Le devin ricana. Un humain qui écoutait la conversation s’approcha un peu plus près et la siffla. Elle soupira. Le devin fit un clin d’œil à l’humain puis posa une deuxième question : admettons qu’elle aie trouvé un remède à la corruption qui sévit à Sombrivage. Un vénérable elfe, exilé pour avoir trop usé des arcanes et cherchant à se réhabiliter avant de mourir lui vole le remède pour l’apporter à Tyrande. Que ferait-elle ? Elle haussa les épaules et répondit que l’important était que le remède soit utilisé. Le devin la regarda, impassible quelques secondes, puis lui tendit une petit boîte en souriant : « Vos prédictions mon enfant. » Elle remercia le devin, prit la petite boîte et s’éloigna vers les autres stands.

Elle remarqua un troll et sourit à l’étrange ressemblance entre lui et ses semblables. En s’accoudant au stand elle le salua. Le troll fit une petite révérence et commença à discuter avec un accent traînant. Elle entendit deux humains chuchoter derrière son dos et se retourna pour se retrouver face à face avec l’homme qui l’avait sifflé plus tôt. Il tituba vers elle et lui demanda son nom. Elle fronça le nez aux effluves d’alcool qu’il répandait autour de lui. « Belle shoirée... » continua-t-il. Elle rétorqua qu’en effet se pourrait être une belle soirée si elle n’était pas importunée par des ivrognes. Un voix grave gronda derrière elle « Allons laissez cette jeune femme ». Elle se figea de surprise. Elle avait reconnu la voix de Mornaglar. Il lui fit un signe de tête et se tourna à son tour vers le troll. Elle hésita. Comment lui parler ? Elle n’était pas sensé le connaître. Elle fit tourner la petite boîte de la prédiction dans sa main et se dirigea vers l’auberge.

Un peu plus au calme elle s’assit près de la fenêtre et ouvrit la petite boîte. Elle déroula le parchemin et déchiffra les inscriptions dans un murmure. Elle rougit. Elle se leva et se précipita dehors. Elle manqua de s’étaler par terre en se prenant les pieds dans une panthère qui s’était camouflée dans les ombres. Elle recula et la panthère reprit sa forme elfique. Mornaglar. Elle ne bougea plus, interdite. Mornaglar sourit et s’excusa d’être intervenu plus tôt. Elle se reprit et expliqua que ce n’était rien. Il lui demanda où elle allait. Elle répondit qu’elle retournait vers le Bois de Pénombre. Il remarqua que c’était un endroit dangereux et se proposa de l’escorter. Elle sourit et lui tendit le parchemin qu’elle avait tenu serré dans son poing. Mornaglar jeta un œil au parchemin et éclata de rire... « Prédiction de Sayge n°13 : Acceptez la prochaine offre qui vous sera faite ».
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